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Pour
sa dixième édition, la Fête européenne du camping-car (les habitués
disent tout simplement “LA Fête”) ne pouvait bénéficier d’un cadre
plus somptueux. Le lac de Madine représente en effet le rêve de
tout camping-cariste en mal de grands espaces : l’eau, la nature,
le calme... Et dire que certains vont jusqu’en Amérique pour découvrir
ce qu’ils ont à leur portée, au cœur de la Lorraine ! Avec ses 45
kilomètres de rives sinueuses et boisées, le lac de Madine est tout
simplement la plus vaste zone de loisirs de l’est de la France.
Car il s’en est passé, des choses, durant ces quatre jours, à commencer
par les apéritifs géants, offerts par les partenaires de la Fête
(France Passion et Viaxel) et servis par des équipes mêlant les
bénévoles lorrains (en particulier les énergiques membres du Camping-car
Club de l’Est), et les troupes de Camping-Car Magazine. Entre le
championnat de pétanque organisé par Fiat et le concours de déguisements
primé par Thellier Voyages, certains ont eu à peine le temps de
faire le tour du lac à vélo ou en calèche. Car, outre la zone expo,
il fallait quand même visiter le Forum des grands voyageurs, simplement
pour rêver ou pour glaner quelques conseils auprès des globe-trotters
qui avaient fait le déplacement avant de repartir pour leurs aventures
en Islande, au Chili ou sur les Routes de la Soie. Au passage, beaucoup
ont pris le temps de siroter un verre de thé sous la tente mauritanienne,
tout en se laissant envoûter par les images du désert africain.
A Madine, on pouvait prendre une sacrée leçon de géographie. Et
aussi un cours d’histoire, grâce à une cohorte de légionnaires romains
en manœuvres, à des bateleurs de foires médiévales et à quelques
autres personnages hauts en couleurs.

Le soir venu, le chapiteau blanc, amarré comme
un paquebot au bord de l’eau, faisait le plein. Mais on pouvait
rester dehors pour suivre les spectacles sur écran géant et pour
guincher sous les étoiles. Les shows étaient dignes de Vegas et
de Broadway : Bürstner nous a offert la nouvelle prestation du groupe
Talon Rouge qui nous avait enchantés à Aurillac. Annie Cordy, plus
jazzy que jamais, nous a redonné un bon coup de jeune en ajoutant
à son répertoire un tube de Jonasz. En guise d’apothéose, le feu
d’artifice a mis le feu au lac. Et quand le grand chiffre 10 s’est
éteint dans la nuit, tout le monde a compris que cette dixième fête
venait de passer très vite. Trop vite. Alors avant de se quitter,
on s’est donné rendez-vous pour la onzième.
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